Comment remplacer le cahier de présences sans bousculer les habitudes ?
Pendant longtemps, à l'A.S. Monts Tir, les adhérents notaient simplement leur présence dans un cahier. C'était facile à comprendre et tout le monde avait ses habitudes. Mais avec le temps, les limites de ce fonctionnement devenaient de plus en plus évidentes : signatures oubliées, renseignements parfois incomplets et surtout aucune possibilité d'exploiter facilement toutes ces informations.
Pour le club, il était également difficile de savoir précisément comment le stand était fréquenté. Les données étaient bien là, quelque part dans les pages du cahier, mais il fallait les reprendre manuellement pour en tirer la moindre information.
C'est dans ce contexte que l'idée d'Artemis a commencé à prendre forme. Un des adhérents du club, également passionné d'informatique, s'est intéressé à la possibilité d'automatiser le relevé des présences sans pour autant compliquer la vie des utilisateurs.
L'idée n'était pas de transformer complètement les habitudes du club, mais au contraire de conserver quelque chose de très simple. Un adhérent devait pouvoir arriver au stand, utiliser son moyen d'identification habituel et passer à son activité sans avoir à apprendre une procédure compliquée.
Après plusieurs discussions avec les membres du club et différentes réflexions sur le fonctionnement à adopter, le choix s'est porté sur un système de badgeage utilisant les licences fédérales. Le principe permettait d'identifier automatiquement les adhérents tout en enregistrant leur passage.
La première version opérationnelle d'Artemis a finalement été installée à l'A.S. Monts Tir en août 2017. Le cahier de présences pouvait alors être laissé de côté et les passages des adhérents étaient enregistrés automatiquement.
Mais la mise en place d'Artemis ne concernait pas uniquement le remplacement d'un cahier par une badgeuse. Les informations enregistrées pouvaient désormais être exploitées beaucoup plus facilement. Le club disposait d'une vision plus précise de sa fréquentation et pouvait retrouver les données dont il avait besoin sans devoir parcourir plusieurs mois de feuilles manuscrites.
Cette première expérience a également montré qu'un besoin très concret pouvait être résolu directement au sein d'une association, en s'appuyant sur les compétences de l'un de ses membres. Artemis est ainsi née d'une situation très simple : un club qui souhaitait mieux gérer ses présences, et un adhérent qui avait envie de trouver une solution.
Depuis, la badgeuse a largement dépassé ce premier usage. Mais son point de départ reste celui-ci : faciliter une tâche quotidienne sans imposer aux clubs de bouleverser leurs habitudes.